Les origines d’Archie vs. Predator

Roberto Aguirre-Sacasa vous explique comment une B.D. aussi barrée qu’Archie vs. Predator a pu voir le jour.

Voici son introduction pour l’album Archie vs. Predator, écrite fin 2015.

« Archie est partout, il fait un tas de choses et il rencontre un tas de monde. Parfois, il n’y survie pas.

Rien que l’an passé, une version plus ‘adulte’ d’Archie s’est faite tuer par son ami Kevin Keller dans Life with Archie. Dans Afterlife with Archie, un Archie différent, adolescent, menait sa bande à travers une Amérique envahie de zombies. Dans une nouvelle version, créée par Mark Waid et Fiona Staples, Archie renaissait, il avait à nouveau 17 ans -pour toujours- et s’engageait dans un triangle amoureux beau et cruel. Il a aussi affronté un terrible Sharknado.

Mais Archie vs. Predator ?

Archie vs. Predator

Où a commencé l’histoire derrière cette histoire ?

 

Je crois que son origine remonte à Archie meets the Punisher, que Marvel et Archie ont publié en 1994, et qui reste l’un des comics les plus marquants de l’Histoire. On se demande encore par quel twist, pervers et aberrant, les têtes pensantes (celles de Marvel ET celles d’Archie !) ont laissé se réaliser un tel projet. Mais ça s’est passé, et ça a donné cette chose si bizarre, si merveilleuse, si controversée, absolument sensationnelle… qui a donné naissance à cette tradition de croiser Archie avec des personnages venus d’univers très différents. Plus c’est dingue, mieux c’est.

Archie meets The Punisher

Passons à Archie meets KISS, que mon ami (et collègue de travail chez Archie Comic Publications) Alex Segura a écrit. Il a inspiré par la suite Archie meets Glee, que j’ai écrit, me donnant l’occasion de réaliser ce rêve de mettre en scène ces personnages que j’aimais depuis tout petit (et que j’aime toujours autant). À noter que ces deux univers -Archie est un comic, Glee est une série télé- étaient tellement similaires qu’au final, cela ressemblait à une histoire d’Archie comme les autres : des ados, de la musique, des rencarts, des gags… ça n’était pas l’une de ces combinaisons étranges et contre nature, qui avaient donné à Archie meets the Punisher et Archie meets KISS cette aura exceptionnelle.

Archie meets KISS

Alors, quand Archie Comic a tenu son premier sommet créatif dans la tranquille ville de Mamaroneck, dans le comté de Westchester, état de New York, et que le sujet abordé a été « qui sera le prochain invité de ‘Archie meets’ ?», nous avons lancé tout un tas de propositions incongrues. Des tonnes de possibilités ont fusé ce jour-là, mais aucune n’allait se révéler plus excitante, dingue et outrageante que celle de… Archie meets Predator. Tout le monde autour de la table était chauffé à blanc, même si on se disait tous que ça n’arriverait jamais. Mais Jon Goldwater, éditeur et co-dirigeant d’A.C.P. Riait en nous lançant un « Ne jamais dire jamais », ce mantra qui servait le succès d’Archie depuis des années.

Des gens ont appelé et envoyé des e-mails à d’autres gens, et assez rapidement, l’équipe de Dark Horse Comics nous a répondu quelque chose comme « On est à fond dans ce projet ! Et, on ne sait pas comment, mais la Fox est d’accord ! ». Avec une égale rapidité, nous avons décidé qu’au lieu d’employer un ton sérieux et macabre -comme celui utilisé pour Afterlife with Archie et Chilling Adventures of Sabrina-, garder le style ‘traditionnel’ d’Archie dans l’écriture et les dessins rendrait cette rencontre encore plus cinglée… et ça s’est révélé être une idée brillante.

Brendan Wright s’occuperait du projet du côté de Dark Horse, Alex de Campi allait l’écrire, et mon dessinateur d’Archie préféré, Fernando Ruiz (je t’en dois encore une pour ce dessin d’Archie et sa bande incarnant les personnages d’American Psycho, Fernando !), allait l’illustrer. Moi, pour des raisons que j’ignore encore, j’avais été choisi pour m’occuper du projet du côté d’Archie avec Alex Segura.

On s’échangeait des idées sur la façon dont tous les personnages se retrouveraient réunis (Spring Break !), comment honorer et développer deux univers si différents, qui serait tué, qui serait notre héros -ça a été ma partie préférée-, calmer les ardeurs d’Alex dans ses gags macabres et déplacés (mais pas trop…). Je n’aurais pas aimé écrire cette histoire -ok, si… mais juste un peu- parce qu’en me regardant dans un miroir, je n’aurais peut-être pas supporté de me dire que ce type dont j’observe le reflet est suffisamment dérangé pour avoir écrit un truc pareil. Ce qui est un immense compliment pour le scénario tordu et touchant au dadaïsme d’Alex. Merci, Alex.

Merci, la Fox, de nous avoir laissé jouer avec votre icône durant quatre numéros aussi ravagés et crétins que géniaux. Merci, Brendan, pour nous avoir dirigé avec fermeté sans jamais tuer nos envies. Et merci, Fernando, pour avoir prouvé que certaines choses n’ont pas à changer. Tu as dessiné de belles planches, qui traverseront les années.

Archie Andrews, un morceau de pop culture américaine indestructible -qu’importe le nombre de fois où il meurt-, attachant, drôle, beau-gosse, charmant, flingeur d’extraterrestres et bringueur. Puisse-t’il encore croiser le chemin d’autres personnages durant 75 années de plus, et au-delà. »

 

Découvrez le résultat dans l’album Archie vs. Predator !

 

Archie vs. Predator

Par Alex DE CAMPI et Fernando RUIZ

« L’adolescent le plus populaire d’Amérique. Le chasseur le plus impitoyable de la galaxie. Le comic book le plus dingue que vous puissiez lire. » Disponible en version standard, tirage collector Original Comics et tirage limité ‘Francavilla’ avec print exclusif. 

Ed. standard

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